Revendications APF

  • Travail adapté : l’APF, l’UNAPEI et l’APAJH se félicitent du report à 2019 de la réforme du financement

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    L’APF, l’UNAPEI et la Fédération APAJH, représentant près de 200 entreprises adaptées en France, se félicitent de la décision de la Ministre Muriel Pénicaud de revenir sur la réforme des entreprises adaptées dans le cadre du projet de loi de finances. Une décision qui fait suite à la mobilisation du secteur lors des dernières semaines et qui permet au travail adapté d’envisager plus sereinement 2018 avec l’ouverture d’une concertation sur les perspectives de ce dispositif essentiel pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

    L’APF, l’UNAPEI et la Fédération APAJH accueillent positivement la déclaration de la Ministre du Travail Muriel Pénicaud au Sénat dans le cadre du Projet de loi de finances 2018. La Ministre s’est dit prête à reporter la mise en place de la réforme des entreprises adaptées au 1er janvier 2019 et a confirmé l’engagement de porter le nombre d’aides au poste à 24 000 en 2018 (+ 1 000 par rapport à 2017) en conservant le mode actuel de financement de ces aides.

    Alors que les entreprises adaptées emploient 26 000 personnes en situation de handicap, les propositions initiales du projet de loi de finances les mettaient potentiellement en grave difficulté en prévoyant une augmentation du nombre d’aides au poste mais aussi une diminution de leurs financements à hauteur de 16 M €.

    Ce report fait suite aux négociations approfondies menées entre le secteur du travail adapté et l’Etat depuis l’annonce du Projet de loi de finances. Il ouvre la voie à une concertation plus sereine sur les perspectives des entreprises adaptées durant le premier semestre 2018.

    Cette concertation portera sur le devenir du modèle, notamment en termes de simplification et d’innovation pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

    L’APF, L’UNAPEI et la Fédération APAJH s’engagent à participer activement à ces travaux au cours desquels elles porteront l’ambition d’apporter des réponses concrètes au chômage des personnes en situation de handicap.

    Le taux de chômage reste aujourd’hui deux fois supérieur à celui de la population générale et d’une durée supérieure de 200 jours.

  • Semaine européene de l'emploi des personnes handicapées

    A quelques jours du lancement de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, l’APF met en lumière des initiatives de notre association en faveur de l’emploi, via des courtes vidéos :

    - découvrez APF’inity avec le témoignage de Lydie et celui de Damien ;

    - découvrez les plateformes pour l’emploi des jeunes.

  • Pétition : Pour que l'Accessibilité Handicapé soit déclarée "Grande cause Nationale 2018" !

    Philippe CROIZON et Patrick & Michelle TOUCHOT d'Accessible POUR TOUS demandent à notre premier ministre qu'il désigne "Grande Cause Nationale 2018" l'Accessibilité TOUS Handicaps en France.

    Rejoignez-les en signant la pétition en ligne

     

  • Grande enquête "Elections 2017 et Handicap" : donnez votre avis !

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    L’institut d’opinion Ifop lance, avec l’APF, une grande enquête en ligne pour connaître l’opinion des citoyennes et citoyens en situation de handicap à l’occasion de l’élection présidentielle et des législatives.

    Vous êtes vous-même personnellement concerné(e) par un handicap ou vous portez la parole d’une personne en situation de handicap qui ne peut pas s’exprimer ? Vous êtes parent, frère, sœur, d’une ou plusieurs personnes concernées par un handicap ?

    Répondez à cette grande enquête en ligne sur www.enquete-handicap-elections.fr avant le 28 février et donnez votre avis sur l’évolution de votre quotidien ces 10 dernières années, vos attentes et votre état d’esprit à quelques semaines des élections.

    Cela ne vous prendra que quelques minutes et c’est anonyme !

    Si vous n’êtes pas directement concerné (e), des personnes de votre entourage pourraient l’être.

    Faites-leur connaître l’enquête en la partageant sur les réseaux sociaux !

    Et rendez-vous le 20 mars sur apf.asso.fr pour découvrir les résultats !

  • Un volet s’ouvre et les personnes polyhandicapées sortent de l’ombre

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    Onze ans après la reconnaissance du polyhandicap par la loi dite « handicap » du 11 février 2005, sept associations représentatives des personnes polyhandicapées et de leurs familles saluent l’émergence d’une politique publique dédiée à l’accompagnement des personnes polyhandicapées.

    En effet, le volet national polyhandicap de la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale, dévoilé le 21 décembre dernier, ouvre la voie à une meilleure reconnaissance des droits des personnes polyhandicapées.

    Les associations soulignent la co-construction de ce volet élaboré à partir des propositions des associations, retravaillées en lien avec les agences et les administrations nationales.

    Ses actions portent sur l’ensemble de la vie des personnes polyhandicapées et leur garantissent les mêmes droits que ceux de tout citoyen. Les associations restent vigilantes quant à la mise en œuvre de ce plan : les moyens et le calendrier doivent être à la hauteur des enjeux.

    Les associations (l’Association des paralysés de France, la Croix-Rouge française, le Groupe polyhandicap France, le Centre de Ressources Multihandicap, le Comité de Liaison et d'Action des Parents d'Enfants et d'Adultes Atteints de Handicaps Associés, le Comité d'Etudes et de Soins Auprès des Personnes Polyhandicapées et l’Association Ressources Polyhandicap Nord Pas-de-Calais) se réjouissent tout particulièrement de ce que les actions de ce volet ne s’arrêtent pas aux portes des établissements médico-sociaux. En effet, elles s’intéressent à tous les domaines de la vie des personnes polyhandicapées, reconnaissant la poly compétence des personnes polyhandicapées, citoyennes à part entière.

    Ainsi, les mêmes droits que pour tout un chacun sont reconnus aux personnes polyhandicapées : choix des lieux de vie et possibilités de modalités d’accueil diversifiées, droit aux apprentissages, à une scolarisation, à des loisirs, à des vacances, aux soins que nécessite leur état de santé, etc. Avec, compte tenu de la spécificité et de la complexité du polyhandicap et de son accompagnement, des adaptations et mesures de compensation incluant les aides humaines et matérielles nécessaires.

    Autre avancée majeure, ce volet, intègre, à la demande des associations, un COPIL de suivi des mesures associant étroitement tous les acteurs.

    Si ce volet engage des actions attendues de tous, les associations appellent à la vigilance quant à sa réalisation.

    De nombreuses actions demandent des moyens supplémentaires et des chiffrages sont à ce jour inaboutis : l’enveloppe annoncée de 180 millions d’euros sur 5 ans à partager avec l’autre volet portant sur le handicap psychique sera à l’évidence insuffisante, compte-tenu notamment de la nécessaire création de places.

    Il en est de même sur le calendrier de mise en œuvre : malgré des annonces ambitieuses, l’application effective de certaines mesures semble incertaine. Ainsi, en particulier le droit à la scolarisation, est conditionné à un diagnostic national et à un « énième » cahier des charges.

    Enfin, compte tenu de la grande dépendance des personnes polyhandicapées et des demandes des familles sans solution, les associations ne peuvent accepter que les créations de places, dont le besoin est extrêmement urgent soient soumises à des contraintes budgétaires rédhibitoires pour les personnes polyhandicapées et leurs familles.

    Les associations souhaitent que le volet qui vient de s’ouvrir soit l’occasion d’investir durablement pour les droits des personnes polyhandicapées et la reconnaissance de leur pleine citoyenneté, quel que soit le contexte politique à venir.

  • PONCTION DE 30 MILLIONS D’EUROS DANS LES CAISSES DU FIPHFP : L’APF dénonce une nouvelle main basse du gouvernement sur l’emploi public des personnes handicapées !

    Pour la 3e année consécutive, le gouvernement a autorisé les universités à ne pas verser l’intégralité de leur contribution au Fonds d’Insertion pour l’emploi des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP), à hauteur de 30 millions d’euros ! L’Association des paralysés de France (APF) dénonce ce nouveau coup porté à l’emploi des personnes en situation de handicap par le gouvernement, alors que plus de 500.000 personnes en situation de handicap sont en recherche d’emploi ! Et ce alors que les universités, qui emploient seulement 1,6% de travailleurs en situation de handicap – au lieu des 6% légalement requis  sont loin d’être exemplaires.

    Si une meilleure sécurisation des campus universitaires est indispensable celle-ci ne doit pas être réalisée aux dépens des droits des personnes en situation de handicap.

    Le handicap doit cesser d’être la variable d’ajustement systématique et opportuniste des politiques publiques !

    Trop c’est trop ! L’APF dénonce cette nouvelle ponction de 30 millions d’euros du budget du FIPHFP, pour la 3e année consécutive, soit des dizaines de millions d’euros manquants dans les caisses de ce fonds destiné à permettre l’emploi des personnes handicapées dans la Fonction publique.

    En raison de ces exonérations, les recettes de la collecte du FIPHFP sont inférieures à ses dépenses depuis plusieurs années ! Sans compter que le FIPHFP est également ponctionné pour des frais relatifs à la mise en accessibilité, ce qui ne fait pas parti de ses missions.

    Ces 30 millions sont un manque à gagner pour le FIPHFP, auquel il faut ajouter les 29 millions d’euros qui sont ponctionnés, chaque année, auprès du FIPHFP et de l’Agefiph pour financer des emplois aidés pour tous, et non pas des aides spécifiques pour les personnes en situation de handicap.

    Le Fonds fait ainsi face à un effet ciseaux croissant et n’a, aujourd’hui, plus les moyens d’assurer ses missions et actions d’origine !

    L’APF rappelle que les universités, et l’Education nationale, tentent par tous les moyens, depuis plusieurs années, de se défausser de leurs obligations d’emploi de personnes en situation de handicap. Ils ont trouvé dans les propos de Mme la Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, une réponse à leurs requêtes ; cette dernière s’étant félicitée auprès des universités d’avoir « demandé et obtenu la prolongation en 2016 d’une mesure technique, celle du taux dérogatoire pratiqué en 2015 pour le FIPHFP. » afin de consacrer ces 30 millions à la sécurisation des établissements universitaires.

    Sans compter que les établissements scolaires bénéficient déjà d’avantages leur permettant de déduire les salaires des accompagnants à l’accueil des enfants en situation de handicap dans les écoles, de leur contribution au FIPHFP.

    Pour l’APF, il est inadmissible de sacrifier l’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique pour des raisons de sécurisation. La sécurité de tous, qui est primordiale, ne doit pas se faire au détriment des droits des personnes en situation de handicap et en particulier de leur droit au travail.

    Ce gouvernement ne cesse de remettre en cause les moyens alloués à l’emploi des personnes en situation de handicap, alors qu’en parallèle leur taux de chômage a augmenté de 130% en 7 ans, atteignant près de 500.000 chômeurs actuellement !

    L’APF déplore ce nouveau coup porté à l’emploi des personnes en situation de handicap, elle demande au gouvernement de se saisir enfin de cette question prioritaire et d’apporter des réponses concrètes, en urgence, aux personnes en situation de handicap.