28/04/2015

Recruter, un apprenti en situation de handicap, pourquoi pas vous ?

Afin d’ouvrir la fonction publique à l’apprentissage, le président de la République a annoncé, lors de la grande conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014, des objectifs de recrutement ambitieux en ce qui concerne l’État. Ainsi, 4 000 apprentis devront être recrutés à partir du mois de septembre 2015 et 6 000 à partir du mois de septembre 2016. La circulaire relative à la mise en oeuvre de l’apprentissage dans le secteur public non industriel et commercial a été publiée le 8 avril 2015. La dynamique est lancée dans toute la fonction publique.

Ces objectifs clairement affichés doivent coïncider avec l’obligation de 6 % de taux d’emploi de personnes en situation de handicap dans la fonction publique. En effet, recruter un apprenti travailleur handicapé comporte plusieurs avantages pour les employeurs publics : tout d’abord, le coût salarial annuel chargé par année de l’apprenti est pris en charge à 80 % par le FIPHFP, ce qui représente une aide financière considérable.

De plus, les coûts pédagogiques sont intégralement pris en charge par le FIPHFP (dans la limite du plafond défini dans le catalogue des aides, soit 10 000 € par an). Il est à noter que, pour les personnes en situation de handicap, l'apprentissage ne fait l’objet d’aucune limite d’âge.

Avec ces atouts de taille, nul doute n’est possible : l’apprentissage est devenu un outil de formation et de reconversion professionnelle qui doit être mobilisé pour les personnes en situation de handicap. Employeurs publics, c’est le moment pour faire connaître vos possibilités de recrutement pour la rentrée 2015 ! Recruter, un apprenti en situation de handicap, pourquoi pas vous ?

Source : Lettre d'information du Handi-Pacte Alsace - N°2 - Avril 2015

24/03/2015

L'APF lance la campagne "Touche pas ma MDPH"

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Au cœur des élections départementales et alors que le Sénat étudie actuellement le projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, l’APF tient à alerter sur les menaces qui pèsent, encore une fois, sur les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). En effet, ces dernières sont menacées dans ce projet de loi mais également localement du fait des pratiques de certains Conseils départementaux (ex Conseils généraux). Ces guichets uniques d’accès aux droits, grande avancée de la loi handicap de 2005, sont en danger : ils pourraient être remplacés par des dispositifs de plus en plus intégrés aux Conseils départementaux avec le risque de désavantages certains pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Alors que de nombreuses personnes expriment déjà leurs difficultés pour accéder à leurs droits, cette remise en cause des MDPH va accroître ces complications !

Aujourd’hui la priorité n’est pas de modifier les MDPH mais bien de leur donner des moyens supplémentaires afin d’améliorer leur fonctionnement dans l’objectif de répondre efficacement aux attentes et besoins des personnes.

Ainsi, l’APF lance la campagne « Touche pas à ma MDPH ! » accompagnée d’une pétition en ligne sur www.change.org/TouchePasAMaMDPH pour interpeller le président de la République et le Premier ministre et demander des MDPH renforcées et indépendantes pour pouvoir accomplir toutes leurs missions!

Créées par la loi handicap du 11 février 2005, les MDPH sont des dispositifs d’accueil unique qui répondent à toutes les demandes et besoins des personnes en situation de handicap et de leur famille. Ainsi, elles interviennent dans tous les domaines de la vie des personnes et leur permettent d’accéder à de nombreux droits et services tels que :

- un parcours de scolarisation pour un enfant en situation de handicap ;

- un parcours de formation, un parcours universitaire pour un jeune adulte ;

- un parcours de formation et d’emploi pour un adulte ;

- un accompagnement par un service à domicile ou un accompagnement dans le cadre d’une structure d’hébergement spécifique, dans la cadre du libre choix du mode de vie des personnes en situation de handicap ;

- un droit à la compensation des conséquences de son handicap (enfant, adulte) ;

- une allocation de ressources pour un adulte ne pouvant pas travailler en raison de son handicap ou pour la famille d’un enfant en situation de handicap etc. Les MDPH sont donc indispensables au quotidien pour toutes les personnes en situation de handicap et leur famille ainsi que pour tous les partenaires qui concourent à ses missions.

Les MDPH sont également des lieux où tous les acteurs et/ou décideurs qui participent à l’accompagnement des personnes sont impliqués dans son pilotage. Ainsi, l’État, le Conseil départemental, les associations, l’ARS, la CAF et encore d’autres organismes collaborent au sein du groupement d’intérêt public (GIP) des MDPH et garantissent son autonomie et la participation pleine et entière de tous les acteurs concernés par ses politiques.

Les projets locaux de certains Conseils départementaux qui tentent d’intégrer les MDPH dans l’organigramme de leurs services et ainsi les priver de leur autonomie ; la pratique d’autres départements qui minorent les rôles des co-acteurs des commission exécutives des MDPH ainsi que le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, sous couvert des Maisons de l’Autonomie, pourraient revenir sur ce principe. Et laisser les Conseils départementaux gérer les MDPH à travers le prisme de leurs seules compétences avec le risque de dérives des « décideurs-payeurs ». Cette mainmise des Conseils départementaux entraînerait une aggravation des réductions des droits pour les personnes en situation de handicap et de fortes disparités de traitement sur le territoire en particulier pour l’octroi de prestations.

C’est pourquoi l’APF lance cette campagne de mobilisation et cette pétition pour sauver les MDPH ! Car pour l’APF, la priorité est bien de renforcer leurs moyens et de garantir leur indépendance et non de créer un nouveau dispositif ou de tenter de l’assimiler aux seuls Conseils départementaux, ce qui serait un net recul pour les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille

18/03/2015

Elections départementales 2015 : interpellation des candidats

Les élections départementales (ex élections cantonales) auront lieu les 22 et 29 mars 2015.

Pour la première fois, la totalité des conseils départementaux (ex conseillers généraux) seront renouvelés sur l’ensemble du territoire. De plus, les candidats qui viennent officiellement de déposer leur candidature se présenteront en binôme afin de respecter la parité.

Pour l’APF, ces élections départementales sont un enjeu majeur car les départements sont « chefs de file » de la politique du handicap et de l’autonomie.

Pour ces élections départementales, le Conseil d’administration a souhaité cibler l’interpellation des candidats sur les sujets compensation et MDPH.

En effet, si l’accessibilité est notre « cheval de bataille » actuellement, les enjeux qui pèsent sur la prestation de compensation et les MDPH sont tout aussi majeurs : plans personnalisés de compensation revus à la baisse, difficultés de fonctionnement des MDPH avec des tentatives répétées de conseils généraux de les intégrer dans leur service….Nous devons donc également nous mobiliser sur ces thèmes.

Les élections départementales sont une occasion de les porter publiquement, tant sur le plan local que national.

Sur le plan national, l'APF est d’ores et déjà mobilisée sur ces sujets dans le cadre du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement (débat au Sénat mi-mars).

Pour agir sur cette campagne électorale, nous invitons tous les adhérents de l'APF à :

1. repérer leurs candidats en cliquant sur la carte interactive : http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/

Demander au bureau départemental de chaque parti les coordonnées des candidats, (en raison des délais une interpellation par mail semble plus appropriée).

2. adresser aux candidats le courrier type personnalisable avec la charte d’engagement à faire signer.

 

Nous ne manquerons pas de relayer sur notre blog les réponses et les engagements des candidats.